Voici la liste des prochains spectacles que nous avons présélectionnés :
| JANV DIM 25 CARMEN |
| JAN : JEU 29 → SAM 31 AN EVENING WITH ALAN BENNETT |
| FEV : DIM 01 MER 04 → DIM 08 UN BURNOUT, OUI ! ET DONC ? |
| FEV MER 11 → DIM 15 FESTIVAL D’IMPRO |
| FEV JEU 19 → DIM 22 PAR LE BOUT DU NEZ |
| MAR VEN 06 → DIM 08 TRAGEDIES FRANCAISES |
| MAR JEU 12 → MER 18 LE VOYAGEUR SANS BAGAGE |
| MAR DIM 22 JOSEPHINE QUI ES-TU ? |
| AVR LUN 2 LA TABLE |
| MAI MER 13 → MAR 19 INTERDIT AU PUBLIC |
| MAI DIM 24 → DIM 31 L’IMPORTANCE D’ETRE CONSTANT |
| JUIN MER 17 → DIM 21 AMERICAN BUFFALO |
| JUIN : JEU 25 → MAR 30 JUILLET : MER 01 LA NUIT DE VALOGNES OU LE PROCES DE DON JUAN |
| JUIL LUN 06 → DIM 12 DES ASTRES |
Prochain spectacle:
CARMEN de Prosper Mérimé par le Théâtre Populaire de la Petite-France, Mise en scène de Patrice Lobel. Dimanche 25 janvier 2026 à 17h

texte

Par le bout du Nez de Matthieu Delaporte, Alexandere de la Patelière & Ramon Madaula par la cie Les pieds dans l’Plat. Mise en scène Patrice Lobel. Vendredi 20 février 19h30 avec plateau repas!
Spectacles vus:
Paroles gelées par la cie L’Apostrophe. Mise en scène Noèle de Murcia et Anne-France Delarchand. Dimanche 11 janvier 2026, 17h.

Dans une mise en scène étonnante et inédite : le spectateur change de place. Nous nous asseyons sur la scène, ce simple geste nous rend acteur et responsable d’un futur ?
Devant nous, une salle qui paraît grande comme une planète avec tout plein de sièges vides. Seuls quelques-uns sont occupés par un personnage qui s’anime à peine, se lève, le temps de nous interpeller d’une tragique supplique. Nous comprenons que nous jouons le rôle de l’état devenu servile. De l’état en qui nous devions faire confiance, qui se devait bienveillant, qui est en réalité à la botte d’un occupant tout puissant, autoritaire, raciste, inhumain qui ne vise qu’à éradiquer une partie de la population au mépris de toutes lois et des fondements de notre système démocratique.
Ces suppliques, même répondues, sont toutes restées sans suite, inutiles, sous prétexte de la loi ou des règles de l’occupant froides, sans empathie !.
C’est arrivé. On nous met en garde aujourd’hui sur le risque toujours présent de telles dérives. C’est maintenant notre mission de rester vigilant au débat démocratique et d’en témoigner haut et fort
Un grand et unanime Bravo aux metteuses en scène, aux acteurs, d’avoir joué si juste ces drames. Ils ont pointé du doigt avec simplicité.
Un grand merci pour leur témoignage et pour avoir su éveiller nos consciences aux risques qu’un régime autoritaire peut faire courir au peuple.
Les spectateurs des Amis de la Dimière
Yvonne, princesse de Bourgogne de Witold Gombrowicz
Par les Comédiens du Rhin – Mise en scène : Martine Ménager & Grégory Hommel. Dimanche 30 novembre, 17h.

La troupe des Comédiens du Rhin nous a plongés ce soir dans l’univers grinçant et absurde de Yvonne, princesse de Bourgogne, une tragi-comédie qui bouscule, dérange et interroge. Tout commence lorsque le prince Philippe, lassé par la rigidité de la cour et animé par un esprit de provocation, annonce qu’il veut épouser Yvonne, une jeune fille maladroite, silencieuse, impassible et considérée comme laide. Très vite, ce choix « hors norme » fait éclater les fragilités du royaume : le roi, la reine et l’ensemble de la cour perdent pied, incapables de tolérer l’étrangeté tranquille d’Yvonne, qui devient malgré elle le révélateur de leurs hypocrisies, de leurs vices et de leurs peurs.
Au fil des scènes, le malaise grandit, les faux-semblants se fissurent, et chaque personnage laisse apparaître ses excès les plus sombres. La pièce évolue alors vers une véritable tempête de folie où les masques tombent un à un, mettant à nu une société obsédée par les apparences et incapable d’accepter la différence.
La mise en scène, précise et audacieuse, sert remarquablement cette satire profonde. Mention spéciale au jeu des comédiens : tous ont livré une performance d’une grande intensité. Et que dire d’Yvonne… sans prononcer une seule ligne, elle réussit à transmettre une palette d’émotions fascinante, devenant le centre gravitationnel de toute la pièce.
Si le final nous a quelque peu échappé — tant il plonge dans un symbolisme abrupt et déroutant — l’ensemble reste une expérience théâtrale marquante, qui continue de résonner bien après le tombé de rideau.
Fantaisies Shakespeariennes, mise en scène collective, d’après Shakespeare. Dimanche 16 novembre 17h.

Le spectacle propose des extraits de l’œuvre de William Shakespeare, sans suivre une pièce unique, apparaissant ainsi comme un spectacle audacieux, poétique et collectif, qui célèbre la richesse et la diversité de Shakespeare.
Le titre « Fantaisies » indique bien qu’il ne s’agit pas d’une reconstitution fidèle, mais d’une réinterprétation poétique.
L’idée est d’embarquer le public dans un univers riche et contrasté : tantôt tendre, tantôt violent, mêlant le drôle, le tragique, le fantastique, en évoquant plusieurs figures shakespeariennes : héros, traîtres, bouffons, fées, sorcières, fantômes…
L’ambiance se veut envoûtante, presque magique. Le spectateur est invité à accepter l’inattendu.
Ce pari audacieux peut séduire un public large (amateurs de Shakespeare, curieux, néophytes), car le public qui ne connaît pas toutes les pièces peut avoir un aperçu varié sans se perdre dans une pièce longue et complexe.
Et le fait que 7 troupes participent apporte une richesse de jeu, de styles, d’énergie, ce qui peut rendre le spectacle vivant et très multiple.
Ysidor, comédie de Joan Ott avec 2 grandes actrices: Joan Ott et Marguerite Brousse. Dimanche 9 novembre, 17h.

Elle est, elles sont des actrices accomplies, pointues en genre, en théâtre, en lyrique, mise en scène etc.. J’avais un à priori sur 2 éventuels longs monologues… Et bien, je n’ai pas vu le temps passer, pourtant avec des sujets bien sérieux traités avec dynamisme et humour.
Légende d’une vie de Stefan Zweig par la cie Au même instant, mise en scène Eric combe. Dimanche 26 octobre 2025 17h

Ce soir, la Compagnie Au Même Instant nous a offert une interprétation émouvante et maîtrisée de Légende d’une vie, œuvre profondément humaine de Stefan Zweig.
L’histoire se déroule après la mort du célèbre poète Karl Franck. Son fils, Friedrich, tente de se construire dans l’ombre écrasante de ce père mythifié par le public et entretenu par sa mère, Léonore, et le biographe de la famille, Bürstein. Alors qu’une lecture publique de ses poèmes approche, une mystérieuse femme surgit et vient bouleverser le récit officiel. Derrière l’image parfaite du grand homme se cachent des secrets, des mensonges et des blessures soigneusement dissimulées. Peu à peu, la vérité fissure la légende, révélant les failles d’une famille prisonnière du poids de l’héritage et de l’apparence.
La mise en scène sobre et élégante d’Éric Combe met en valeur la finesse psychologique du texte et les nuances des émotions. Le jeu des acteurs, juste et équilibré, rend cette tension intérieure parfaitement palpable. La pièce captive par la profondeur de ses thèmes — la vérité, la mémoire et la quête d’identité.
Une œuvre intemporelle, servie avec sensibilité et intelligence.
LA FONTAINE ENTRE CHIEN ET LOUP par la cie L’Apostrophe, mise en scène Noèle de Murcia. Dimanche 19 octobre 17h.

C’est une reprise et nous nous réjouissons de la revoir. Voici le commentaire de la saison dernière: « Excellente mise en scène et gestion des accessoires ; jeu d’acteurs bluffant ». Nous ne sommes pas lassés de le revoir!!!

Le Fil à la patte de Georges Feydeau par la cie La Claque, mise en scène Frédéric Schalk. Dimanche 21 sept 17h.

Sous la mise en scène dynamique de Frédéric Schalck, cette comédie vaudevillesque a transporté le public dans un tourbillon de quiproquos et de situations cocasses, typiques du génie de Feydeau.
À la veille de son mariage avec la délicieuse Viviane, Fernand de Bois d’Enghien tente désespérément de rompre avec sa maîtresse, la pétillante chanteuse Lucette Gautier. Mais le destin s’en mêle : la future belle-mère, la baronne Duverger, invite Lucette à chanter lors de la cérémonie, sans que Lucette ne se doute de l’identité du futur marié… Autour de ce trio, gravite une galerie de personnages aussi savoureux qu’inattendus : un clerc de notaire poète à ses heures, un général sud-américain prompt à « régler ses comptes », un homme du monde à l’haleine redoutable, et quelques pique-assiettes opportunistes. L’ensemble crée une alchimie explosive, où chaque réplique et chaque entrée en scène déclenchent des éclats de rire.
La troupe a su captiver l’audience par son énergie contagieuse et son jeu d’acteur impeccable. Une mention spéciale aux performances du général et de Bouzin, dont le burlesque et l’exagération comique ont été salués par des salves d’applaudissements. Les décors étaient soignés et élégants, tandis que la mise en scène a brillamment servi le rythme effréné de l’intrigue.
Un Fil à la patte marque une entrée en matière très prometteuse pour la nouvelle saison du Cube Noir. Un immense bravo à toute l’équipe pour ce spectacle jubilatoire, qui a su ravir les amateurs de théâtre et de comédie. Une soirée à ne pas manquer pour ceux qui aiment rire… et en redemander !










