Théâtre Cube Noir 23-24

Le prochain spectacle est « Le songe d’une nuit d’été » de William Shakespeare, par la compagnie Demain est un autre jour, le vendredi 22 mars à 20h30

Les Physiciens » de Dürrenmatt, mis en scène par Christian Nardin, par les Tréteaux de Port-Royal, le dimanche 4 février à 15h

Une pièce qui marque les esprits. Cette pièce, considérée comme le « grand œuvre » de Dürrenmatt force à la réflexion .

Ces trois fous, physiciens et …meurtriers, avec un humour complètement décalé nous plongent dans une ambiance sombre sur fond de guerre froide et autres périls majeurs. Mais cette pièce est intemporelle, elle est parfaitement en phase avec notre actualité.

Mais sont-ils fous ? sont-ils physiciens ? On y perd son latin, on a mal au ventre car rien n’a vraiment changé, on marche toujours sur la tête comme si s’était de tout temps inéluctable.

Ils ne sont pas coupables, mais quand même tellement pas innocents…Au public de faire son choix!

L’exercice n’est pas facile non plus pour les acteurs qui ont assuré avec profondeur pour notre plus grand plaisir.

Merci à Christian Nardin et à sa troupe!!

Les femmes de Barbe Bleue, mise en scène par Chantal Savre-Kahn, par la compagnie « Juste avant la compagnie », le dimanche 14 janvier à 17h

L’écriture de ce comte glaçant par les comédiens et la metteuse en scène touche un sujet dramatiquement d’actualité. Le sujet nous a bien interpellés et suggéré pas mal de questionnement. L’exercice n’était pas facile pour résumer cette pièce. Merci à Aurélie, notre toute nouvelle spectatrice, pour la rédaction de notre ressenti.

« 5 femmes, 5 personnalités, 5 victimes ? Le spectacle s’ouvre sur la dernière femme de Barbe-Bleue, le célèbre tueur en série. Elle se trouve face à un dilemme : ouvrir cette porte défendue à l’aide de cette mystérieuse clé confiée par son mari ou lui obéir et renoncer à assouvir sa curiosité ? N’y tenant plus… Elle ouvre… Et découvre les fantômes du passé féminicide de son mari… Chacune à son tour, elles s’expriment… Rebelle, naïve, soumise ou passionnée, chacune a sa propre personnalité, a gravité et imprégné la personnalité du monstre à barbe bleue. Chacune souhaite revivre son expérience et espère y trouver une autre issue, qui ne serait pas fatale… Mais rien n’y fait. Elles sont toujours là, hantant le manoir, et incapables de se libérer de l’emprise de ce mari perfide. Jusqu’à ce que la dernière femme de Barbe-Bleue reprenne le dessus, revienne à la réalité de ce qu’elle vient de découvrir. Paniquée, effrayée, mais cependant portée par les âmes des femmes disparues, elle décide de se libérer et de se débarrasser de Barbe-Bleue. Et elle y parvient. Empoisonné, il perd son souffle, perd sa voix comme les voix de ses épouses qui se sont tues à jamais. Asservies, humiliées et tuées. L’épouse part sur les routes, savourant sa liberté nouvelle, accompagnée par les fantômes des femmes qu’elle a vengé. Ce conte moderne métaphorique traite des féminicides et de l’emprise que les hommes peuvent prendre et la nécessité de s’affirmer en tant que personne. Écrit par les comédiennes elles même, ce spectacle était vibrant de sincérité. Les paroles de cette chanson interprétée durant le spectacle résument parfaitement les séquelles que les victimes de violences auront à jamais et dont la voix a pu s’élever grâce à l’interprétation des comédiennes : Bang bang, je me souviens Bang bang, tout me revient Bang bang, et ce bruit-là Bang bang, je ne l’oublierai pas »

Le faiseur d’Honoré de Balzac, mise en scène Catherine Besançon, par les Comédiens du Rhin, le dimanche 17 décembre à 17h

Le « Faiseur » cette comédie de Balzac n’a pas pris une ride depuis sa création en 1840 !

Une fois encore, les comédiens, avec grand professionnalisme nous ont régalés de leur jeu, de leur enthousiasme, enfin …de leur talent.

Ils ont campé, de façon très cocasse, les personnages d’une bourgeoisie arriviste menteurs, spéculateurs et autres traficoteurs, inventant mille stratagèmes afin de gagner quelques argents pour briller en société. Après moult péripéties, par un heureux coup de théâtre, l’honneur est presque sauf : la jeune fille, hélas oubliée par dame Nature, finira par pouvoir épouser son amoureux pauvre et désargenté.

Toute cette joyeuse mascarade est ponctuée de clins d’œil bien contemporains !    

Pour clore cette belle soirée, hommage est rendu à Mme Catherine Besançon, metteur en scène, pour son dernier et brillant spectacle.

Encore « Bravo » à toute la Compagnie pour nous avoir si bien réjouis.

La Souricière d’Agathe Christie, adaptation de Pierre-Alain Leleu, par la compagnie Liberi Este, dimanche 21 ocotbre 17h

Mort d’un commis voyageur d’Arthur Miller, mise en scène Frédéric Schalck, par la compagnie La Claque, le dimanche 1er octobres 17h